Top Albums 2014

Il n’est jamais facile de poser une année de musique dans un classement et surtout d’en sortir les 10 albums qui vous ont marqué le plus mais l’exercice reste marrant à faire.

Ce top 10 n’a absolument aucune prétention et il est purement subjectif, le critère qui a eu le plus d’importance pour établir cette liste est le nombre de fois où j’ai pu écouter ces albums dans l’année.

N° 10 Bruce Springsteen – High Hope

Tout simplement parce que en tant que fan du boss, il m’était impossible de ne pas le mettre dans cette liste.

 

N ° 9 Wu-Tang Clan – A Better Tomorrow

Tout d’abord parce qu’un peu de rap ça fait pas de mal, surtout lorsqu’il s’agit du Wu-tang et qu’on a attendu 7 ans.

N ° 8 Saint Vincent

un quatrième album vraiment très bon, je n’arrive pas à comprend que les inrocks ne l’aient mis qu’en 41e position

N ° 7 Beck –  Morning Phase

Je ne suis pas un fan inconditionnel de Beck, je trouve sa production assez inégale mais son dernier album est vraiment un petit bijou.

 

N ° 6 Florent Marchet – Bambi Galaxy

La 1ere fois j’ai du écouter cet album 5 fois de suite, aucune explication à fournir, écoutez!

N ° 5 Morrissey  – World peace is none of your business

pas grand chose à dire, du grand Morrissey…

N ° 4 leonard Cohen – Popular problems

Cet album fut une vrai surprise, une voix incroyablement rauque contrebalancé par de superbes chœurs, un vrai coup de cœur.

N ° 3 Caribou – Our Love

Attention masterpiece, leur meilleur album sans aucun doute

N ° 2 Damien Rice – My Favourite Faded Fantasy

Objectivement, cet album doit-il être n°2 ? pas forcement, mais voila j’adore Damien Rice, j’attendais cet album avec impatience et je ne suis pas déçu

 

N ° 1 Damon Albarn – Everyday Robots

superbe album, je ne vois pas comment j’aurais pu ne pas le mettre n°1

 

Ce n’est pas parce que ça n’arrive pas ici que ça n’arrive pas

Il est toujours difficile de sensibiliser le grand public à des événements qui se passent « loin de chez nous ». C’est malheureusement quelque chose d’assez humain, surtout dans une société où l’information se déverse de façon continue à la télévision, sur internet, dans les réseaux sociaux et jusqu’aux notifications de son téléphone portable.

Pour les associations et les ONG, la meilleure façon de retenir l’attention sur leur cause est de la transposer dans notre société.

Cette semaine 2 courts métrages ont pleinement réussis leur coup.

C’est tout d’abord Save the Children UK qui nous sensibilise aux effets de la guerre sur les enfants, en apportant la guerre en Grande-Bretagne :

 

Et il y a le court métrage « 14 Millions de cris »  réalisé par Lisa Azuelos à l’occasion de la journée internationale de la femme qui sensibilise au problème du mariage forcé en invitant cette pratique en France :

 

En espérant que ces deux films interpellent et fassent réfléchir…. plus de 5 minutes.

Mon Top Album 2013

Le problème avec ce genre de liste, c’est qu’il faut faire des choix et ces choix seront forcement subjectifs.

Ce petit top, liste les 11 albums que j’ai préféré sur cette année 2013, il serait prétentieux de dire qu’il s’agit des meilleurs albums de l’année (à part peut être pour le 3 premiers).

  • 11 : Kodaline – In a Perfect World

On pourra caricaturer ça à de la pop pour minette mais se serait dommage, une jolie voix, de belles mélodies, ça ne révolutionne rien mais c’est efficace et agréable à écouter.

 

  • 10 : Paul McCartney – New

Ce qui caractérise cette année 2013 finalement c’est le retour d’un paquet d’artiste ou de groupe qui n’avaient pas fait d’album depuis des lustres. Pas la peine de vous présenter celui-ci, un album sans surprise mais réussi.

 

  • 9 : Half Moon – Run Dark Eyes

L’autre groupe montréalais du moment, découvert en 1ere partie de Mumford & Sons au Trianon, ils délivrent là un folk-rock, très travaillé, une vraie révélation à decouvrir d’urgence

 

  • 8: Sigur Ros – Kveikur

Un album que je trouve bien meilleur que le précèdent pour ma part, le groupe se renouvellent  enfin sur cet ablum.

 

  • 7 : Vampire Week end – Modern Vampires of the city

3e Album du groupe sans doute le plus abouti et le plus sérieux, c’est aussi que le 1er que j’aime vraiment.

 

  • 6: Eels – Wonderful Glorious

10e album du groupe est sans doute un des plus réussi, ça faisait longtemps que je n’avais pas aimé un album entier de Eels, celui-ci me réconcilie avec le groupe

 

  • 5 : Depeche Mode – Delta Machine

Là encore un retour, 4 ans après leur dernier album, un très bon album,  à mon avis le meilleur depuis Violator.

 

  • 4 : Nick Cave and the bad Seeds – Push The Sky Away

Un album sombre, maitrisé de bout en bout et d’une grande beauté.

 

  • 3 : The National –  Trouble will find me

Sans aucun doute, leur meilleur album, d’une grande mélancolie, des textes et des mélodies sublimes, magnifique album

 

  • 2 : David Bowie – The Next Day

Le retour du maître après 10 longues années, un album excellent qui distille chanson après chanson, des clins d’œil à son incroyable carrière

 

  • 1 : Arcade Fire : Reflektor

Pour ceux qui me suivent sur Twitter, cela peut sembler assez prévisible. Mais je pense sincèrement que cet album ne sera pas uniquement N° 1 que dans ma liste. J’aime Arcade Fire mais même si j’avais aimé les 2 précédents albums, ils ne m’avaient pas autant enthousiasmé et n’auraient jamais fini N°1 sur une telle liste. Je trouve que cet album est leur meilleur, maitrisé de bout en bout, excellemment produit et contrairement à ce que j’ai pu lire, il ne s’agit pas de « rechauffé »  mais d’un hommage assumé aux différents styles de musique qui inspirent le groupe.

Allez lâchons le mot, c’est un chef d’œuvre.

Pas d’album entier dispo sur Youtube, je met donc leur dernier clip

 

Ce que tu ne comprends pas de la vrauche

C’est surtout par exaspération que je prends le temps de poser un petit billet à ton attention mon ami de groite.

Même si à vrauche nous n’avons pas un ego démesuré, je ne te cache pas que prendre en pleine face les mêmes reproches, ça commence à lasser.

Tu nous accuses de provoquer la division, de faire monter le FN dans le seul but de nuire à la majorité en place et finalement d’agir par jalousie.

Il me semble que tu étais plus content de nous avoir sous Sarkozy pour s’indigner avec toi et que là tu n’hésitais pas à t’appuyer sur nos propos.

Il me semble aussi qu’il n’y pas si longtemps, lorsque que nous nous battions pour le Mariage Pour Tous, en luttant contre les homophobes et les reacs de tous poils, tu nous trouvais plutôt fréquentables et sympas.

Oui nous avons de réels désaccords sur la politique menée et les mesures prises par ta majorité, comme les retraite, certaines mesures économiques et étonnement les expulsions, ces mêmes expulsions que tu condamnais avec raison quand tu étais dans l’opposition. Tu remarqueras d’ailleurs que je dis « les expulsions » pour ne pas parler d’un cas en particulier.

Ce que visiblement tu as du mal à comprendre, c’est que nous ne le faisons pas par jalousie ou esprit de division, non, nous le faisons juste parce que nous trouvons cela contraire à nos valeurs.

Laisse moi te le répéter : « nous le faisons juste parce que nous trouvons cela contraire à nos valeurs » !

Nous ne l’acceptions pas sous Sarkozy et nous l’acceptons encore moins sous Hollande.

J’entends aussi que finalement ce n’est pas grave, que nous ne représentons que 10 à 15% d’électeurs, bref pas grand chose. Et je te le répète encore, je préfère ne pas être au pouvoir si cela signifie renier mes valeurs.

Tu me trouveras sans doute naïf mais il vaut mieux rallier 15% sur ses valeurs que gagner le pouvoir et se renier soit même. Sans compter le fait que ces pauvres 15% ont fait gagner ton candidat en Mai 2012 !

Le dernier point de désaccord concerne le V de vrauche, pour moi ce V ne signifie pas « vrai » mais « valeurs », oui je sais je me répète mais ce mot je crois que tu l’oublies par moment.

Cher élu socialiste

Cher élu socialiste,

Tu permettras que je te tutoie, après tout c’est quand même de ta faute, si je parle aujourd’hui de politique sur ce blog, chose que je voulais éviter.

Je m’adresse à toi aujourd’hui parce que quel que soit ton mandat, tu es aujourd’hui dans la majorité, et que surtout je t’ai donné ma voix pour cela.

Je me permets aussi de te parler parce que dans ma famille, on compte aussi quelques élus socialistes même si à l’heure où je te parle tous ont abandonné leur mandat et déchiré leur carte, et que je suis aussi pour ma part ancien militant.

Mais je m’adresse à toi aujourd’hui surtout parce que tu m’as mis salement en colère.

Ça on peut dire que tu les collectionnes ! Et pourtant je suis plutôt tolérant et patient.

Qu’entre ton action et les promesses de campagne de ton parti, il y ait une différence, je m’y étais préparé. Après tout, je te connais, je connais la politique et je ne suis pas du genre naïf.

Qu’économiquement et socialement, tu ais décidé en grande partie de poursuivre le programme et l’action du gouvernement précèdent, ça par contre, ça m’a surpris et ça me reste déjà plus en travers de la gorge. J’ai encore en tête un discours prononcé par ton chef au Bourget qui me semblait plutôt à gauche avec une volonté de changer les choses tant au niveau européen que national. Ce reniement m’a déjà plus agacé.

Que tu laisses parler sans réagir un de tes ministres et membre du parti sur une population, les roms, en la stigmatisant et en faisant clairement preuve de racisme, me parait inadmissible et impardonnable. Et d’ailleurs pire que ça tu le défends et tu enfonces le clou !

Et puis hier, la goutte d’eau j’apprends par l’intermédiaire du blog de RESF, qu’une femme et ses 6 enfants qui vivait en France depuis 4 ans et 1/2 , ont été  expulsés et qu’on a profité de la sortie scolaire d’une gamine de 15 ans, Leonarda, pour l’arrêter !

A la stupéfaction s’est succédé  la colère, car non seulement tu n’as pas réagi mais surtout je te rappel que depuis Mai 2012, tu es au pouvoir et que tu avais toute latitude pour changer la loi et empêcher ces rafles !!!!

Pourtant, il me semble que quand tu n’étais pas au pouvoir, tu partageais notre indignation !

Là :

http://t.co/RmOqVxj0DK

et là

http://t.co/4JSrMZU1YU

et encore là

http://t.co/iTxqqUnUlv

et même là

http://t.co/Gn1Ne7xZux

Mais non maintenant tu es pouvoir et tu n’as rien dit ! tu n’as rien fait !!!!

Ce n’est plus seulement un reniement, c’est pire, tu as abandonné la valeur la plus importante, celle qui faisait de toi à mes yeux un élu de gauche, l’humanisme !!!!!

Il n’y a pas de mots, pas d’excuses, rien pour atténuer ma colère.

Alors cher élu socialiste, qui n’a de socialiste que le nom du parti auquel tu appartiens, ne compte plus sur moi, jamais, pour tes prochains combats et tes prochaines échéances. Je ne veux plus rien à voir à faire avec un parti qui a tout sacrifié au pouvoir.

Je ne te salue pas, je ne te regarde plus.

Cado : Le doc « Tous Cobaye »

Sommes-nous tous des cobayes ?
Comment se fait-il que les OGM agricoles soient dans les champs et dans les assiettes alors qu’ils n’ont été testés que pendant trois mois sur des rats ? Comment se fait-il que l’énergie nucléaire soit toujours l’énergie du futur alors que les hommes ont vécu Tchernobyl et Fukushima ? Les conclusions seraient-elles accablantes?
Pour son troisième film, Jean-Paul Jaud a donné la parole aux agriculteurs japonais de Fukushima, Sénégalais ou Français, aux scientifiques, aux politiques ou aux militants. Autant de personnes qui s’expriment librement sur ces deux problématiques majeures, les OGM et le nucléaire.

http://www.tagtele.com/videos/voir/120367/

Never Forget

11-septembre

Je fais partie des gens qui restent, pour diverses raisons, marqués par les attentats du 11 Septembre.

A ce sujet, je vous conseille l’excellent livre de Dean Muprhy journaliste au NY Times au moment des attentats. Il a recueilli dans ce livre de nombreux témoignages qui permettent d’avoir une vision plus humaine des attentats du 11 Septembre.

Je mets aussi en ligne quelques extraits tirés de son livre.

September 11: An Oral History (2002)

160_sep11

  • Stephen Miller, computer systems administrator:It was just a few minutes later when there was an announcement over the intercom system. It was a guy with a Bronx accent, which was a little queer under these circumstances. Couldn’t you speak television English at a time like this? I thought. He said there was a fire but it had been localized. It was safe to return to our offices. He left the choice to us: continue to evacuate or go back up. I was told that four of the senior Japanese managers at my bank immediately turned around. After the announcement, many other people started leaving the staircase in search of the elevators. I ran into a bunch of people at the elevator bank. In the crowd I could see Hope Romano. It was so good to see a familiar and friendly face. We hugged. « This is so scary, » I said. « It really is, » she agreed.The doors to one of the elevators opened. It was going up. It quickly filled up with people. But I just couldn’t bring myself to join them. I grew up with Watergate and everything else that makes you question authority. It would seem those Japanese managers didn’t think twice about turning around. I thought a hundred times about it. I looked at Hope, who had already stepped inside. « I don’t think you should go up, » I said. But it was too late. The door closed and she and the others were gone. I worried about them for a moment and then started looking for a telephone to call my wife. There was an office nearby that faced north and people were milling around. Some of them had gone over to the windows to see what was happening at the other tower. I was fiddling with the phone when suddenly they all started screaming. « Oh, my God! » « No! » « They’re jumping! » « People are jumping! » That sealed it for me. There was a tremendous disconnect between what was happening around me and the announcement that it was safe to go back upstairs. I knew more than ever that I had to get out.[ … ]

    I joined the parade of survivors marching east, toward the Brooklyn Bridge. It was rushed but orderly. Some people worried that the bridge could be a target too. But I didn’t know where else to go but home. I was on the sidewalk when there was another big roar behind me. I turned around in time to see my 110-story building crumble to the ground. I immediately thought of Hope and the others. Why had they gone up that elevator? I thought they were dead. I would only find out later that day that not long after their elevator left to go up, there was a consensus inside that it was the wrong decision. They pressed the down button. Hope and the others were already in the lobby of the 44th floor, where you needed to change elevators to go the rest of the way down, when the plane hit our building. They managed to get out unhurt.

    (82-3)

Note: If you’re sensitive, or prone to nightmares, it might be best for you to skip the next section.

  • Ernest Armstead, emergency medical specialist:I think of her as the living dead. I talked to the living dead. And I lied to the living dead. I told her to hang on, that help was coming. But I pronounced her dead in my mind. And she knew that. I put a black tag with a small white cross around her neck. And as best she could, she gave me hell for it. The psychiatrists and those from the post-trauma team say it is good for me to talk about her and the rest of that day. They say it is the only way I will come to terms with what happened and finally free my mind of her. So here I am talking to you.This lady was among a half-dozen people I saw who probably fell a thousand feet or so when American Airlines Flight 11 crashed into the World Trade Center. I am not sure how she got on the plaza. Maybe she was on her way to Los Angeles and was ejected from the jet by the force of the collision. Or maybe she was an office worker in the tower sitting near one of the windows and she was swept away when the building caved around her. Or maybe she was trapped and jumped to escape the flames, though I don’t think so. I happened upon her even before most of those people were seen jumping.She was an elegant lady. About my age, early fifties. I could see that even with all that she had been through. I could tell that she had her hair done up very nicely. Brunette. She had on tasteful earrings. She was wearing pretty makeup. And in my profession you notice clothes because so often you have to cut them into pieces to save lives. That was the first thing that came to mind: This lady is well dressed….

    Triage is the first thing that should be done at a disaster like this. It basically means dividing the injured into four categories so that backup medical teams can move quickly in and give treatment to those who need it most urgently. The categories are indicated by colored tags that are hung around the injured person’s neck. Green is the least serious. Yellow more so. Red indicates critical injuries. And black means the person is dead or close to it. When you’re engaged in triage, you have one thing in the back of your mind all of the time, My backup is coming. My backup is coming. That’s the reason you can tag people who obviously need help and not stop and give it to them right then. You know you need to get everyone tagged, and you know that someone with a medical bag is coming right behind you.

    That certainly is what I was thinking when I met the lady in the plaza, the big open space between the two towers that had a fountain ad a round sculpture in the middle. I had finished tagging everyone from the stairwells, when I turned to face the plaza. I had not noticed the people there on my way upstairs because I was in such a hurry and there was such a crowd of firefighters blocking my view out the window. But now I saw something that was so horrific that I am glad I missed it the first time around. When the plane hit, an incredible amount of debris from the collision rained down on the plaza. Most of it was chunks of airplane and building that had little meaning to me. But amid the destruction, there were a half dozen or so people, I ran toward them, my triage tags in hand. There was a man having a seizure and his eyes were rolling into the back of his head. He had struck the pavement so hard that there was virtually nothing else left of him. There were a couple others that I never got to, but I could see from a short distance that they were dead. And then there was the lady with the nice hairdo and earrings.

    When I got to her, I ripped out a black tag. What impressed me — and scared me — was that she was alert and was watching what I was doing. I put the tag around her neck and she looked at me and said, « I am not dead. Call my daughter. I am not dead. » I was so startled that for a split second I was speechless. « Ma’am, » I said, « don’t worry about it. We will be right back to you. » That was a lie. She couldn’t see what I could see. Somehow, I guess it was an air draft or something, her fall had been cushioned enough so that she didn’t splatter like the others. Still her body was so twisted and torn apart that I could only ask myself, Why is this lady still alive and talking to me? How can this be? Her right lung, shoulder and head were intact, but from the diaphragm down she was unrecognizable. Yet she was lucid enough that she continued to argue with me. « I am not dead, » she insisted again. I am convinced she had some medical training because she knew I had given her the black mark of death. And she resented it. « Don’t worry about what I put around your neck, » I told her. « My coworkers are coming right now. They’re going to take care of you. »

    I knew I had to keep going, but she had so deeply shaken me that I lingered for a second or two. Then I stepped over her to get to the others. I put a black tag on the man having the seizure. But another wave of casualties arrived in the lobby from upstairs, so I needed to return. As I headed back, I stepped over the lady one more time. And as eerie and unsettling as our first encounter had been, the second was even worse. She started yelling at me.

    « I am not dead! I am not dead! »

    « They’re coming, they’re coming, » I replied without stopping.

    « I am not dead! I am not dead! »

    I went back to the lobby, putting her out of my mind for now. There was so much that needed to be done. I began tagging the hundreds of people coming out of the building….

    I can honestly say that I didn’t fear death, though I walked for hours in a wretched place I can only describe with a biblical reference — « the valley of the shadow of death. » I felt death, I heard it, I saw it and I smelled it. And with that lady in the plaza, I even talked to it.

    (149-53, 155)

Le doc du Samedi : Lorsqu’un funambule traversa le World Trade Center

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Le 7 août 1974, Philippe Petit réalise ce rêve qui l’obsède depuis qu’il a 16 ans, il effectue huit allers-retours à 417 mètres au-dessus du sol entre les tours du World Trade Center.

A la veille de l’anniversaire de la chute des tours jumelles, parce que partageant la même fascination que ce funambule pour ces tours et parce qu’il est agréable de voir d’autres images du WTC que celles montrant sa chute, je tenais à vous faire découvrir ce magnifique documentaire. Le documentaire est en VO mais comme la majorité des explications sont données par Petit avec son accent français cela reste facilement compréhensible.

Je partage ici un extrait de la critique du monde :

Cette histoire-là ne tient qu’à un fil. Un fil d’une soixantaine de mètres de long, sur lequel s’est promené Philippe Petit, le 7 août 1974, entre les toits des défuntes tours du World Trade Center (WTC). Huit allers-retours à 417 mètres au-dessus du sol : un exploit certes fascinant, mais depuis longtemps digéré. Autant dire qu’il ne semblait a priori guère fournir de matière à récit une trentaine d’années plus tard.

Le réalisateur britannique James Marsh l’a pourtant revisité en 2008. Il en résulte un documentaire de 90 minutes, dont aucune n’est de trop. Par la grâce d’un montage très soigné, qui articule parfaitement témoignages, images d’archives et scènes reconstituées, on se laisse attraper d’emblée dans cette épuisette, d’où l’on ressort les mains moites. Ressuscitant une tension et un suspense depuis longtemps disparus, ce film a reçu l’Oscar du meilleur documentaire en 2009.